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La naissance d'une communauté

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Etroitement liée à la création du groupement, la charte de plongée du Parc national de Port-Cros a incité les acteurs de la plongée varoise à se regrouper et à se concerter.

Notre histoire

Evolution de la plongée varoise : du système associatif à la professionnalisation.

L’histoire de la plongée dans le Var est indissociable de la création du Parc national de Port-Cros en 1963. Dès l’origine, ce parc a pour mission la préservation de la biodiversité marine au bénéfice des générations présentes et futures, tout en restant un espace naturel accessible au public. À cette époque, la plongée existe déjà mais demeure essentiellement associative et confidentielle : quelques clubs seulement fréquentent les sites des îles d’Hyères.

Pendant les décennies 1970-1980, la fréquentation maritime augmente fortement. Les premières études scientifiques montrent que les fonds restent remarquables mais fragiles : herbiers de posidonie, mérous et espèces fixées peuvent être dégradés par l’ancrage, le piétinement ou des comportements inadaptés des plongeurs. Le parc comprend alors qu’une réglementation uniquement fondée sur l’interdiction ne suffit pas. Il faut encadrer l’activité sans la supprimer et surtout impliquer ses pratiquants.

Au début des années 1990, la plongée change de dimension. Jusqu’alors associative, elle se professionnalise progressivement. En 1994 est élaborée la première charte de plongée, une première en France. Son principe est novateur : limiter le nombre de plongeurs par site et protéger le milieu non par contrainte seule, mais par l’adhésion volontaire des professionnels.

Plusieurs structures participent à sa construction : CIP Lavandou, Ulysse, Destination Plongée, Sun Plongée, le Gîte de plongée du Gapeau ou encore le centre de plongée de la Tour Fondue (aujourd’hui Espace Mer). La charte repose sur le volontariat et instaure la notion de partenaires privilégiés du parc. Elle s’accompagne d’actions concrètes : comptage des mérous, puis participation aux opérations d’éradication de la Caulerpa, et journées d’échanges à Port-Cros qui créent un véritable partenariat entre gestionnaires et plongeurs.

En 2004, la signature de la charte devient obligatoire pour plonger sur les sites du parc.

Explosion économique et gouvernance partagée 

En quarante ans, on passe d’environ 6 à 7 clubs associatifs à plus de 30 structures professionnelles. La plongée devient un pilier économique local, générant emplois et retombées pour l’hébergement, la restauration et le nautisme, dépassant même aujourd’hui la voile traditionnelle.

Le parc comprend alors qu’une zone protégée ne peut fonctionner durablement sans intégrer les acteurs économiques. Des réunions sont organisées avec pêcheurs et plongeurs et la création du CESC (Conseil économique, social et culturel) permet d’associer officiellement les usagers à la gouvernance.

En 2009, les centres se regroupent au sein du Groupement des Centres de Plongée des Îles d’Or (GC2PIO). Après une période de tensions liée à des concertations trop larges, un dialogue plus efficace s’installe à partir de 2021 grâce à des réunions en comité restreint réunissant représentants des centres, syndicats et fédérations.

La plongée aujourd’hui : une activité écologiquement intégrée

Aujourd’hui, la réglementation est évolutive et les conflits d’usage sont largement apaisés. Les centres de plongée jouent un rôle de sentinelles environnementaux, signalant les comportements inappropriés et participant au suivi écologique.

90.000
plongées par an

95
salariés en saison

26
bateaux de plongée

La plongee sous marine dans le var, un levier économique majeur du territoire

La plongée sous-marine constitue un levier économique majeur pour le département, bien au-delà des seuls clubs de plongée. Son influence irrigue l'ensemble du tissu économique local à travers des retombées directes et indirectes considérables.

Retombées directes pour les communes

 

Hébergement et restauration

Les plongeurs — particulièrement les passionnés qui organisent leurs vacances autour de cette activité — génèrent une demande soutenue en hébergement. Contrairement aux baigneurs d'une journée, ils séjournent plusieurs nuits, consomment dans les restaurants locaux et fréquentent les commerces de proximité. À Hyères, on distingue clairement deux clientèles : les touristes estivaux qui s'offrent une plongée occasionnelle, et les passionnés qui viennent spécifiquement pour plonger et étirent la saison de mi-mars à mi-novembre. 

Taxe de séjour et fiscalité locale

Cette extension de la saison touristique — presque huit mois au lieu de deux — se traduit mécaniquement par des recettes de taxe de séjour supplémentaires pour les communes littorales. Chaque nuitée en hôtel, camping ou location saisonnière alimente les budgets municipaux.

Chiffre d'affaires des clubs

Un club de taille moyenne réalise environ 8 000 plongées par an pour un chiffre d'affaires de 350 000 € généré par cette seule activité. Avec une trentaine de clubs professionnels sur la région, l'effet cumulé devient significatif !

Pour notre seul groupement le cumul en 2025 est de 90.000 plongées pour un chiffre d'affaire total de plus de 4 millions d'euros.

Création d'emplois et dimension sociale

 

Emplois directs dans les centres de plongée

La plongée au sein de notre groupement génère au minimum 90 emplois directs en haute saison : moniteurs diplômés d'État, pilotes de bateau, hôtesses d'accueil, personnel administratif. Ces postes, souvent saisonniers, évoluent vers des contrats plus longs grâce à l'étirement de nos activités sur les ailes de saison (d'avril à novembre). 

Qualification et formation

Le secteur offre des perspectives de carrière structurées : brevets d'État de plongée, permis bateau professionnel, formations à l'accueil touristique. Ces métiers techniques participent à l'insertion professionnelle locale, notamment pour les jeunes du littoral varois.

Effet d'entraînement sur la filière nautique

Le Var se positionne dans le top 3 des départements français pour l'industrie nautique, avec un chiffre d'affaires estimé à 1,418 milliard d'euros et près de 6 000 emplois directs. 

Entretien et maintenance des bateaux

Les clubs de plongée exploitent des flottes de semi-rigides et de vedettes qui nécessitent un entretien régulier : carénage, mécanique marine, sellerie, électronique embarquée. Cette demande alimente directement les chantiers navals et les artisans spécialisés du département.

Tissu de TPE et PME

Dans le golfe de Saint-Tropez, le nautisme compte environ 300 établissements pour un chiffre d'affaires de 200 M€, dont la majorité (87 à 92 %) sont des TPE. La réparation-maintenance représente le segment le plus dense : chantiers navals, prestataires et sous-traitants.

À l'échelle régionale, la filière nautique pèse 2,4 milliards d'euros de chiffre d'affaires pour 2100 entreprises et 7800 emplois. Le Var concentre à lui seul 49 % de ce chiffre d'affaires régional. 

Un argument pour la protection marine

Une étude internationale récente estime que la plongée sous-marine génère entre 8,5 et 20,4 milliards de dollars par an à l'échelle mondiale, soutenant jusqu'à 124 000 emplois dans 170 pays. 

Ce poids économique crée un alignement d'intérêts entre développement touristique et conservation : 70 % des plongées mondiales ont lieu dans des aires marines protégées, et les plongeurs constituent des alliés naturels de la préservation des écosystèmes — un récif dégradé, c'est une clientèle qui part ailleurs.

La plongée fonctionne ainsi comme un multiplicateur économique : chaque euro dépensé dans un club se diffuse vers l'hébergement, la restauration, les chantiers navals et les services de proximité, tout en ancrant des emplois qualifiés sur le territoire varois.

Les activités

Initiation et baptême de plongée

Randonnée palmée

Plongée d'exploration

Formation de plongeurs 

Formation Bio 

Stage Epaves

Plongée tech

Plongée en recycleur

Formation de moniteurs

Accueil de groupe et comité d'entreprise

Support pour mission scientifique

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